Revue de Presse :

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"Heart & Soul Music" ( live comptoir du jazz" dans Virus de Blues n°5 (octobre-novembre 2005)

"The Texas Sluts : les Traînées du Texas! Il n'y avait vraiment que Sam Audrix (alias Mr Tchang, alias Little B.B. King) pour donner un nom pareil à son groupe! Tant pis pour les culs bénis, les autres rigolent et ils ont bien raison : life is short, let the good times roll et toute cette sorte de choses. Mais attention! Quand Sam joue, là on ne rigole plus. On s'incline. On respecte. On admire. Mais pour être tout à fait franc, on s'amuse aussi, et pas qu'un peu. Parce que cette musique de Mr Tchang, pardon, de Little B.B.King, enfin, de cette salope texane (c'est lui qui le dit!) ce n'est jamais autre chose que le fun. L'éclate. Pour les musiciens comme pour le public de ses concerts ou de ses boeufs qu'il mène de main de maître.

Cette fois-ci, c'est la soul qui est à l'honneur. Mais attention derechef, pas la pauvre soul MCM ou MTV aux mélodies d'une indigence à pleurer, au rythme aussi excitant qu'un cours magistral sur la reproduction de l'amibe en milieu protégé, non, la soul, la vraie! Celle des sixties, celle qui pulse, celle qui vous prend et vous fait quitter votre siège avant même de vous en apercevoir pour aller libérer la bête en vous sur la piste de danse, ou sur les tables s'il n'y a pas de piste, celle qui vous fait remuer les hanches, celle qui fait danser les gazelles, transformant le pépère tranquille que vous êtes en dangereux prédateur au regard assoifé de ...Mais on s'égare, là, on s'égare...Mais c'est sa faute aussi! Où qu'il joue, quelque soit l'enregistrement qu'il propose, quel que soit le style abordé, au-delà de son réel talent de guitariste, au-delà de son chant plus que convaincant, le petit père Audrix vous a une façon de pétrir sa musique d'une indéniable sensualité, c'est palpable, c'est réel, c'est là. L'écoute d'un tel CD dans un cadre familial, c'est l'assurance d'un heureux évènement neuf mois plus tard. Mais foin de ces considérations démographiques, revenons à ce huit titres des Texas Sluts pour conclure en disant qu'un tel enregistrement fait une fois de plus la preuve d'un talent confirmé, et si Sam Audrix passe près de chez vous, oubliez la télé, appelez la babysitter (pour garder les enfants si vous en avez, sinon pour lui confier le rôle de la gazelle, voir plus haut) et précipitez-vous, vous ne le regretterez pas. Les gazelles non plus. Enfin, on vous fait confiance?

René Malines 

 

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