Mr Tchang & the Texas Sluts

" On the game !"

Provoc' ou identité revendiquée, auto-dérision ou volonté d'afficher une image irréductible à une seule tribu, à un seul tribut musical ?
Tout ça à la fois bien sûr, et plus encore!
La pochette du premier album de Mr Tchang & the Texas Sluts s'amuse à brouiller les pistes, comme un nettoyage mental initial avant écoute.
On est prévenu, l'esthétique du blues ­ et des styles qui lui sont intimement liés ­ va en prendre un coup : ces Traînées-là vont nous emmener loin des clichés, en dehors des sentiers battus et rebattus du genre.

Ils sont cinq, 4 gars, une fille : dégaines décalées, inversion des sexes, costard de petit mac pour elle, tenues glam hot pour eux, maquillage, plumage et allumage, trashitude, guitares et basse pointées comme autant de promesses sensuelles.
Sluts. Il fait chaud déjà.
Une évocation visuelle s'impose tout à coup, celle des New York Dolls, précurseurs travestis de la révolution punk. Invitation à se souvenir que les premiers morceaux des Poupées légendaires n'étaient autres que des reprises des grands du rythm'n blues, Otis Redding et Sonny Boy Williamson en tête ? Clin d'oeil subliminal à toutes les icônes du rock pour signifier une irrévérence fondatrice ?
On a envie de savoir. suite p2